C’est le scénario redouté par les services de renseignements: une attaque terroriste en pleine campagne présidentielle. Ce mardi, deux hommes soupçonnés de préparer un attentat «imminent» ont été arrêtés à Marseille, à cinq jours du premier tour, selon une source proche de l’enquête. Mahiedine M, 29 ans, et Clément B., 23 ans, ont été interpellés dans le cadre d’une enquête en flagrance ouverte à Paris pour association de malfaiteurs et infraction à la législation sur les armes en relation avec une entreprise terroriste. Dans la foulée, le ministre de l’Intérieur, Matthias Fekl a apporté quelques précisions sur ce projet avorté: «Entre 10 et 11 heures, deux hommes ont été arrêtés dans le IIIe arrondissement de Marseille, par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), avec l’appui du Raid», a confirmé le tout nouveau locataire de la Place Beauvau. De nationalité française, les deux hommes étaient prêts à frapper le territoire «dans les tout prochains jours», «à la veille de l’élection présidentielle», a ajouté le ministre. Le procureur de Paris, François Molins, a confirmé que les deux hommes préparaient une «action violente, de manière imminente sur le territoire français, sans qu’on puisse déterminer avec précision le jour, le ou les cibles visées». Un drapeau de l’État islamique avait été découvert, ainsi que trois kilos d’explosif TATP et des armes en grande quantité dans un appartement de Marseille, a précisé le procureur, lors d’une déclaration à la presse. Les deux suspects – le plus âgé originaire du Nord et le second originaire du Val d’Oise – étaient des individus chevronnés.
Auteur : admin4628
La Baule dans les airs
Dernièrement, j’ai expérimenté un vol en hélicoptère au-dessus de La Baule. Curieusement, c’est une expérience que je n’avais pas encore faite. J’ai apprécié la virée, mais pas forcément pour la vue, en fait. Bien sûr, le paysage était splendide (la Terre est toujours superbe vue du ciel). Mais ce qui m’a le plus frappé, à vrai dire, c’est l’hélicoptère en lui-même. Car lorsqu’on y pense, il faut être un grand malade pour envisager la conception d’un tel engin ! L’être humain est un être très novateur. Examinez ce qu’il est parvenu à faire en moins de deux siècles : l’industrie, la télévision, l’hélicoptère… On se demande où il en sera dans cent ans ! Enfin, s’il est encore là à ce moment, évidemment. Parce qu’il est aussi parvenu, dans le même temps, à polluer la planète, à ébranler le climat, et à mettre sa propre existence en danger. En fait, il paraît plutôt mal parti. Le problème, en définitive, c’est que cette innovation est essentiellement utilisée pour conquérir. L’énergie nucléaire est en la matière un cas d’école : elle a été pressentie comme source d’énergie par la recherche. Cette dernière s’imaginait qu’elle pourrait créer un monde meilleur ; mais en fin de compte, elle n’a pu s’imposer que lorsqu’elle a été financée pour créer… la bombe nucléaire ! La visée créative peut être bienveillante à la base, mais l’indispensable soutien financier est cependant tout à fait différent dans ses motivations. Les scientifiques échafaudent de nouvelles technologies, mais ceux qui les subventionnent s’emploient quant à eux à conquérir, que ce soit les militaires ou les entrepreneurs. Ceux-là font preuve de moins de sens moral quant aux dommages collatéraux : c’est le gain immédiat qui l’emporte. Et c’est là qu’est le noeud du problème : les scientifiques se consacrent à un monde meilleur, mais ceux qui emploient leurs découvertes conduisent le plus souvent à l’effet inverse. Pour conclure, si vous n’avez jamais testé le vol en hélico, il est temps de réparer cette erreur : l’expérience est tout simplement excellente. Et à La Baule, le spectacle est prodigieux ! Tout savoir sur ce baptême en hélicoptère en suivant le lien.
Mélenchon, tribun d'une gauche rétrograde et dirigiste
Sur une initiative de DroiteLib – mouvement libéral fondé par Virginie Calmels, proche d’Alain Juppé–, plus de 200 jeunes engagés dans la primaire de la droite, juppéistes, sarkozystes et lemairistes, s’associent à des soutiens d’Emmanuel Macron pour signer une tribune et dénoncer le projet de Jean-Luc Mélenchon. Un programme qu’ils jugent rétrograde et dirigiste.
Jean-Luc Mélenchon attire tous les projecteurs sur lui. Après l’indéniable succès de son meeting de Marseille, d’aucuns évoquent désormais sa potentielle victoire à l’élection présidentielle française. Ce qui était, il y a quelques semaines encore, de l’ordre du fantasme pourrait devenir réalité, consacrant le tribun d’une gauche radicalisée au rang de chef d’État de la cinquième puissance mondiale. Pourtant, derrière ses talents d’orateurs et l’énergie qu’il dégage, Jean-Luc Mélenchon est tout sauf le candidat de la jeunesse et de la modernité. Il est le candidat de ces vieilles lunes socialistes qui ont marqué le XXe siècle. Il est, comme Marine Le Pen dans un autre registre, le candidat de tous les nostalgiques. Le candidat d’un parti qui ose se revendiquer d’une idéologie, le communisme, dont les concrétisations passées auront été si meurtrières. Le candidat des hommages réguliers à Chávez, Castro et autre Maduro, ces dictateurs qui n’ont cessé d’affamer ou de maltraiter leur peuple.
Certains d’entre eux – refusant d’enlever leurs œillères – nous accuseront d’extrapoler sa pensée et de tomber dans la caricature facile. Fort bien. Intéressons-nous donc, précisément, à son projet. Il faut savoir que les nouvelles dépenses envisagées par Jean-Luc Mélenchon sont évaluées à 273 milliards d’euros qui ne pourront être financés par l’emprunt, faute de préteurs. Le candidat d’extrême gauche n’aura donc d’autre choix que de recourir massivement à la fiscalité : de la hausse de l’impôt sur le revenu à celle de la fiscalité des entreprises, M. Mélenchon rêve d’un grand soir de la folie fiscale. Une politique qui fera fuir les investisseurs et donc, en vertu d’un principe maintes fois constaté, diminuer les recettes, sauf à confisquer l’épargne des Français. Cette dernière option n’est malheureusement plus à exclure lorsqu’on confie son pays à un homme qui ne renonce à aucune dérive dirigiste pour construire sa société idéale.
En effet, même lorsque Jean-Luc Mélenchon propose des mesures d’économies, celles-ci sont privatives de libertés : la fin des subventions aux écoles privées empêcherait ainsi des millions de Français de choisir librement l’école de leurs enfants. Autre exemple : le retrait des aides à la presse pour les médias qui ne seraient pas « des médias d’information politique et générale » laisserait libre court à l’arbitraire d’une puissance publique de nature à nous inquiéter.
Au-delà des questions budgétaires, le problème est donc bel et bien philosophique et moral : c’est celui de la préservation de nos libertés. Voulons-nous d’un dirigeant autoritaire pour qui l’État est la solution à tous les maux ? Voulons-nous d’un président qui considère que sa vision du bonheur doit s’imposer à tous ? Nous n’avons nul besoin des hommes politiques pour guider notre vie et nous imposer un carcan qui nous rapprocherait davantage de la France du XIXe qu’il nous en éloignerait. Une société où l’on travaille moins, où l’on prend des congés et où l’on part à la retraite simplement parce que la loi l’exige, ce n’est pas un paradis, c’est une prison dans laquelle l’égal partage de la misère est préféré à l’inégal partage de la richesse. Une prison isolée du monde, où, de nationalisation en nationalisation, de mesures protectionnistes en mesures protectionnistes, l’État deviendra le seul employeur du pays, écartant toute forme de concurrence et de remise en question de ses monopoles.
Jeunes, attachés à la liberté.
Battons-nous pour éviter à la France de s’isoler en défendant ardemment le libre-échange.
Battons-nous pour éviter à la France de détruire son économie en garantissant la liberté d’entreprendre.
Battons-nous pour éviter à la France de chercher à nous rendre heureux en exigeant simplement qu’elle se borne à être juste.
Battons-nous pour une France de la liberté.
Les principaux signataires :
Alexandre Fongaro, Cofondateur DroiteLib. Sacha Benhamou, Référent départemental Les Jeunes avec Macron – Isère. Mathieu Le Cossec, Cofondateur DroiteLib. Diane Zeitoun, Responsable des jeunes LR 92, élue Courbevoie. Tristan Atmania, Responsable UDI Moselle-Est. Quentin Chollet, Vice-président LR Sciences Po Paris. Candice Foehrenbach, Référente Jeunes avec Macron Essonne. Erik Tegnér, Responsable jeunes DroiteLib. Christophe Seltzer, Coordinateur national / Students for Liberty en France. Thierry Tsagalos, Responsable d’un comité En marche !. Gabriel Deligny, Responsable des jeunes avec BLM Languedoc-Roussillon. Kevin Duvivier, Référent NKM Seine-Maritime. Arthur Laurençon, En marche !. Christine Samandel, Président Think Libéral Sciences Po Paris. Rafaël Amselem, Coprésident #HackLaPolitique. Maxence Lemasson, Reponsable des Jeunes Républicains 5e circonscription Pas-de-Calais. Charles Givadinovitch, Secrétaire général Les Progressistes, Élu à Maisons-Laffitte. Loïc Lebrun, Ancien Responsable Comité Jeunes Avec Juppé Sambre Avesnois. Matthieu Gariel, En marche !. Abel Melman, RDJA Paris NKM. Samuel Chapelle, Responsable-adjoint UNI Nanterre. Lucas de Rouvray, Responsable com’ DroiteLib. Oscar Boiteux, En Marche. Hugo Hervieu, Responsable des Jeunes Républicains 3ème circonscription de l’Eure. Thomas Harbor, Think Libéral Sciences Po / European Students for Liberty. Thomas Buisson, Responsable Les Républicains – Sorbonne. Paul Zein, En Marche. Yama Darriet, Contributeur à la veille et l’analyse Droite Lib. Florian Cronier, Responsable de la 8eme circonscription jeunes républicains du 92. Léo Garcia, Responsable Départemental des Jeunes Republicains de l’Ariège. Frédéric Jollien, Membre des jeunes libéraux radicaux suisse. Hugo Lhermite, Ancien animateur Jeunes avec Juppé. Louis Nauwelaerts, Coordinateur Student For Liberty Nanterre. Salomé Petremand, Déléguée Centrale des Jeunes de la Droite Populaire. Jean-Charles Vitaux, Délégué circonscription LR Somme. Louis-Charles Wiart, RDJA Les Républicains. Quentin Kermen, Conseiller National (LR). Antoine Goulard, Responsable des Jeunes Républicains des Côtes-d’Armor. Antonin Garré, Ancien délégué Jeune LR. Arthur Chaboute, Les Républicains, Students for Liberty, UNI. Thomas Boucher, Référent de circonscription LR. Augustin Bœuf, Délégué National des Jeunes Républicains. Baptiste Drouilhet, Responsable Réseaux Jeunes Droitelib. Maxime Viens, Student For Liberty. Samuel Tamba, Jeunes avec Fillon. Olivier Roques, Equipe com’ DroiteLib. Maxime Le Pendeven, Conseiller national LR. Charles Bosselut, Responsable-adjoint des Lycéens Républicains de Paris. Louis Bauer, Equipe com’ DroiteLib. Alexandre Colin, Contributeur à la veille et l’analyse DroiteLib. Guillaume Moukala Same Think, Libéral Sciences Po Grenoble et SFL (Nancy). Gonzague de Chantérac, Conseiller national LR
Marion Maréchal-Le Pen sera (finalement) candidate aux législatives
En proie à de nombreux doutes quant à son avenir politique et dans une atmosphère qui semble tendue avec sa tante frontiste, Marion Maréchal-Le Pen a finalement tranché. Députée du Vaucluse depuis 2012, la petite dernière du clan Le Pen a dit dimanche qu’elle serait candidate lors des élections législatives, affirmant qu’elle était « à 100 % » derrière Marine Le Pen pour l’élection présidentielle. « Oui, je serai candidate aux législatives », a déclaré la députée du Vaucluse sur BFM TV. « J’ai simplement dit […] que je ne ferai pas de la politique toute ma vie », « que je me gardais la possibilité de partir, mais au moment le plus opportun, pour ne pas nuire à la campagne », a ajouté la nièce de Marine Le Pen.
Tous pour une
« Il n’y a pas de tension avec Marine Le Pen, ça fait cinq ans qu’on essaie de mettre des coins entre nous, quoi que je fasse », a-t-elle dit. « Malgré parfois les quelques divergences que j’ai pu avoir, il n’y a rien d’incompatible. Ce que je réfute totalement, c’est qu’aujourd’hui il y ait des lignes totalement contradictoires au Front national », a-t-elle ajouté. « En ce moment, il y a une petite musique qui consiste à dire que je fais une campagne parallèle, que je joue ma propre partition alors que je ne fais en cela que respecter les consignes données aux membres du conseil stratégique. » « Je suis à 100 % derrière Marine Le Pen dans cette campagne, je suis convaincue qu’elle est la seule candidate qui peut aujourd’hui changer la situation de la France », a-t-elle dit. Marine Le Pen avait récemment déclaré dans un entretien au magazine Femme actuelle qu’elle n’envisageait pas, en cas d’accession à l’Élysée, de nommer sa nièce ministre.
François Fillon accuse à nouveau François Hollande
François Fillon continue d’accuser, il a une nouvelle fois mis en cause François Hollande. Le candidat de la droite a prévenu jeudi qu’il avait « toutes les indications » qui lui permettront de poursuivre en justice « tous ceux qui sont à l’origine » de la révélation de l’affaire sur les emplois présumés fictifs de son épouse. « Ça fait deux mois et demi qu’on m’empêche de faire ma campagne. Et j’ai toutes les indications qui me permettront le moment venu de poursuivre ceux qui ont fait ça. Parce qu’il ne faut pas croire que je vais lâcher les accusations que j’ai lancées contre ceux qui ont déclenché cette opération », a déclaré François Fillon sur France Inter. « J’ai les dates, les jours, les personnes qui ont communiqué les documents, etc. Ça viendra, le moment venu, je poursuivrai tous ceux qui sont à l’origine de cette affaire », a insisté l’ancien Premier ministre.
C’est François Hollande qui a déclenché l’affaire ? « Oui, bien sûr », a réaffirmé François Fillon. Les documents au départ des premières révélations, « je sais d’où ils viennent. Ils viennent d’un service de l’État ». Au Canard enchaîné, « on leur a porté », a affirmé plus tard François Fillon, évoquant « des pratiques qui ne sont pas démocratiques ». Interrogé sur Franceinfo, Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement et proche de François Hollande, a parlé en retour d' »accusations diffamatoires ».
« Moins de patrimoine que Jean-Luc Mélenchon »
« La justice est indépendante et il n’y a jamais eu de cabinet, ni noir, ni gris, ni blanc, ni jaune. Et c’est l’honneur de François Hollande. » « La justice, et ça, François Fillon ne veut pas l’accepter, a été indépendante dans la conduite des affaires judiciaires, c’est un acquis de ce quinquennat », a dit Stéphane Le Foll. « Cette manière de faire de la politique n’est pas à la hauteur de l’engagement d’un homme politique qui entend gouverner un pays », a insisté le ministre de l’Agriculture. François Fillon avait mis en cause le chef de l’État et son supposé « cabinet noir » le 21 mars sur France 2. François Hollande avait rétorqué que François Fillon était « en deçà » de la « dignité » qui sied à une campagne présidentielle.
« Mon image a été abîmée par cette manipulation. Vous connaissez un nombre considérable de responsables politiques qui ont été dans la situation où je suis et qui ont été blanchis après deux ou trois ans de procédures », a dit jeudi le candidat des Républicains (LR). « Quant à mon rapport à l’argent, j’ai déjà fait remarquer à tous ceux qui me posent la question que j’ai moins de patrimoine que Jean-Luc Mélenchon. » Va-t-il poursuivre Philippe Poutou, comme il l’a laissé entendre lors du débat télévisé lundi soir après les virulentes attaques du candidat du NPA ? « Je me réserve la possibilité de poursuivre toute personne qui piétine ma présomption d’innocence. » Mais « j’ai une élection présidentielle dans 17 jours, je suis complètement concentré sur la présentation de mon projet aux Français ».
TITRAILLE —-Guyane : le gouvernement dans l'impasse
C’est une fin de non-recevoir au plan du gouvernement pour trouver une issue au mouvement social qui paralyse la Guyane. « Nous exigeons 2,5 milliards d’euros tout de suite », a lancé Olivier Goudet, un porte-parole du collectif de Guyanais, depuis le perron de la préfecture à Cayenne, où la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts recevait la délégation. Les centaines de personnes massées en contrebas, dont certaines y avaient passé la journée, ont immédiatement réagi par des cris de joie.
À moins de trois semaines du premier tour de l’élection présidentielle, la ministre, qui devait rentrer dans la soirée à Paris, les avait exhortés plus tôt à rapidement « graver dans le marbre le travail » engrangé « ensemble » après la présentation d’un document en cinq points. Mme Bareigts « fait comme si elle ne savait pas que nous avons 50 ans de retard, qu’on subit, que nous voyons de la misère dans notre pays. Nous allons lui montrer », s’est encore exclamé Olivier Goudet, par ailleurs porte-parole des « 500 frères contre la délinquance », un mouvement très populaire dont les membres marchent encagoulés. « Demain, tous les barrages seront fermés », a-t-il affirmé quelques instants plus tard devant la presse, menaçant ainsi d’un durcissement de la mobilisation.
Des « décisions fermes et sans appel » (Fekl)
Le gouvernement compte maintenir son plan d’urgence de 1,085 milliard d’euros annoncé samedi. Il « répond aux préoccupations prioritaires exprimées par les différentes parties prenantes regroupées en collectifs, notamment en ce qui concerne l’éducation, la sécurité, la santé ou la commande publique », selon un communiqué d’Ericka Bareigts. Des accords sectoriels ont également été conclus notamment sur « l’économie », « l’agriculture », « le BTP », « les activités minières » ou encore « les communautés amérindiennes et bushninengue », selon la ministre des Outre-mer.
Le ministre de l’Intérieur, Matthias Fekl, déjà reparti pour Paris où François Hollande le recevra lundi matin, avait estimé samedi que « le gouvernement a(vait) entendu les aspirations et les demandes des Guyanais ». Il avait listé une série de « décisions fermes et sans appel » et affirmé que les 428 revendications du collectif avaient été « passées en revue, expertisées ».
Le message du collectif de Guyanais en colère est « que c’est pas mal, mais que ce n’est pas encore assez », a commenté Mickaël Mansé, autre porte-parole des « 500 frères ». Et d’affirmer que « la fusée restera au sol tant que la Guyane ne décollera pas ». Une manifestation a été annoncée dans la foulée mardi à 9 heures (14 heures à Paris) à Kourou, près du site de lancement des fusées Ariane. « Nous avions obtenu l’essentiel de nos revendications, mais nous avons décidé de rester solidaires », a déclaré pour sa part dimanche le porte-parole du Medef de Guyane, Stéphane Lambert.
Le collectif « Pou La Gwiyann dékolé », qui regroupe les mouvements protestataires, avait aussi demandé samedi « un statut particulier pour la Guyane », déclenchant des vivats des centaines de personnes massées en contrebas de la préfecture. Davy Rimane, un membre de la délégation, avait affiché la volonté de se débarrasser d’un lien « trop centralisé et vertical avec Paris », qui empêche la Guyane « d’avancer ». En 2010, un référendum sur l’autonomie de la Guyane avait débouché sur une large victoire du « non ».
Réunion à Matignon
Le mouvement social d’ampleur inédite que connaît ce vaste territoire d’Amérique du Sud (83 000 km2) situé à 7 000 kilomètres de Paris est basé sur des revendications sécuritaires, économiques et sociales, ainsi que sur la méfiance face à l’État, accusé de sous-investissement depuis des décennies. Il a ralenti la vie économique et maintient Ariane 5 au hangar. Le Premier ministre Bernard Cazeneuve présidera lundi après-midi une réunion ministérielle sur la situation. La réunion, programmée à 16 h 30 à Matignon, doit notamment rassembler les deux ministres de retour de mission en Guyane, Ericka Bareigts (Outre-mer) et Mathias Fekl (Intérieur), ainsi que sept autres membres du gouvernement : Najat Vallaud-Belkacem (Éducation), Marisol Touraine (Affaires sociales et Santé), Jean-Jacques Urvoas (Justice), Jean-Michel Baylet (Aménagement du territoire), Stéphane Le Foll (Agriculture), Patrick Kanner (Ville) et le secrétaire d’État au Budget Christian Eckert, a précisé Matignon dans un communiqué à l’AFP.
Air France a annulé son vol direct de lundi de Paris pour la Guyane en raison de problèmes d’avitaillement en carburant à Cayenne tandis qu’Air Caraïbes proposera un vol dans la matinée.
Guyane : Cazeneuve annonce l'envoi d'une délégation

La mobilisation était timide pour le démarrage de la « grève générale illimitée », lundi, en Guyane alors que le Premier ministre Bernard Cazeneuve a annoncé la venue de ministres « avant la fin de semaine », répondant à l’une des revendications des acteurs sociaux. Des voitures circulaient dans Cayenne, où les stations-service ont été approvisionnées. Les commerces étaient ouverts. Plusieurs centaines de personnes, pour la plupart des enseignants, se sont rassemblées calmement dans la matinée (dans l’après-midi en métropole) devant le rectorat de Cayenne. « Ceux qui sont hors Cayenne n’ont pas pu passer les barrages », a noté un professeur de sport gréviste, qui s’« attendait à plus de monde ».
L’affluence était moindre que les jours précédents autour des barrages routiers : quelques dizaines de manifestants empêchaient les voitures d’entrer ou de sortir de Cayenne, là où des centaines d’entre eux se tenaient la veille. Air France a annulé ses vols vers Cayenne dimanche et lundi, et Air Caraïbes lundi. « La première priorité, c’est la lutte contre l’insécurité, le renforcement des moyens », a déclaré François Hollande depuis Singapour, où le chef de l’État a entamé la dernière tournée internationale de son mandat. « En France, l’image de la Guyane se résume à la délinquance, mais il n’y a pas que cela. Le plus important, c’est le chômage », a regretté, près d’un barrage, Pierre-Édouard, pestant contre l’absence de « réalisations » de « la droite comme de la gauche ».
Trente-sept syndicats réunis au sein de l’Union des travailleurs guyanais (UTG) ont voté la « grève générale illimitée » et prévoient une « journée morte » mardi, selon le journal France-Guyane. « Une délégation ministérielle sera sur place avant la fin de la semaine » pour conclure les discussions engagées par la mission de hauts fonctionnaires dépêchée samedi, a déclaré M. Cazeneuve à Matignon, au côté de la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts. « Si toutefois les conditions du respect (…) et de l’ordre républicain sont réunies », a-t-il précisé, en annonçant aussi notamment qu’un « centre pénitentiaire et un tribunal de grande instance » seraient « construits à Saint-Laurent-du-Maroni ».
« Pour l’instant, les réponses de la délégation sont plus sur la santé, la sécurité. Nous, on veut un plan de développement et pas des mesurettes », a déclaré lundi à l’Agence France-Presse un porte-parole des socio-professionnels. « On a l’impression que le gouvernement ne perçoit pas le ras-le-bol de la population », a déploré le sénateur PS de Guyane, Antoine Karam, sur BFM TV. « Aujourd’hui, il y a encore 30 % de la population qui n’a pas accès à l’eau potable ou à l’électricité », a-t-il souligné. « Nous ne sommes pas traités au même titre que les Français de l’Hexagone. » Dès dimanche, des barrages de poids lourds arboraient des slogans explicites : « Hollande, il est où ton pacte d’avenir ? Pas de routes, pas de développement ». Le Premier ministre, qui a appelé « encore une fois solennellement au dialogue, à la responsabilité et à l’apaisement », a affirmé vouloir signer ce « pacte d’avenir » dans « les meilleurs délais ».
Situation « tendue »
« La situation est tendue » en Guyane, a reconnu la ministre des Outre-mer, qui fera partie de la délégation de ministres attendue sur place. L’envoi de membres du gouvernement était réclamé par des élus guyanais, ainsi que par le collectif pou la Gwiyann Dekolé (« pour que la Guyane décolle », en créole guyanais). La mission interministérielle a fait dimanche plusieurs annonces visant à désamorcer le mouvement social. Mais, a souligné une source gouvernementale, »les revendications sont éparses et les collectifs ne sont pas d’accord entre eux ».
Jean-François Cordet, ancien préfet de Guyane qui pilote la mission, a notamment annoncé le renfort de « 25 policiers, 23 gendarmes », ainsi que « la fidélisation d’un escadron de gendarmes mobiles à Cayenne ». Il a annoncé également une enveloppe d’urgence de « 60 millions d’euros supplémentaires » pour le centre hospitalier de Cayenne, fortement endetté.
La situation en Guyane a déjà trouvé un écho dans la campagne présidentielle, à quatre semaines du premier tour. Marine Le Pen (FN) a dénoncé le « service cruellement minimum » du gouvernement en Guyane quand François Fillon (LR) y a vu « la conséquence de l’échec de la politique de François Hollande ». Bernard Cazeneuve s’en est pris, de son côté, à ceux qui cèdent à « la démagogie » et à « l’électoralisme ».
Une gauche unie pour les obsèques d'Henri Emmanuelli dans les Landes
En pleine campagne présidentielle, la gauche s’est rassemblée ce samedi à Mont-de-Marsan pour rendre un ultime hommage à Henri Emmanuelli, figure emblématique de la galaxie socialiste, décédé mardi à 71 ans. Environ 2 000 personnes, dont François Hollandeet Benoît Hamon, étaient réunies dans l’espace François-Mitterrand, vaste salle abritant habituellement des concerts et des rencontres sportives, pour cette cérémonie civile. Aux notables exceptions de Lionel Jospin, Laurent Fabius ou encore Martine Aubry et Manuel Valls, la grande majorité des ténors du Parti socialiste était présente, à commencer par le tandem exécutif François Hollande et Bernard Cazeneuve, le nouveau ministre de l’Intérieur Matthias Fekl, élu du Lot-et-Garonne voisin, et Claude Bartolone, lointain successeur de Henri Emmanuelli au perchoir de l’Assemblée nationale.
A moins d’un mois du premier tour de la présidentielle, Benoît Hamon, candidat PS actuellement en difficulté, et qui avait été soutenu par Emmanuelli lors de la primaire, était également là. Un élu national Les Républicains (LR) figurait aussi dans l’assistance : Gilles Carrez, spécialiste des finances publiques, comme l’était l’ancien député landais. La salle s’est levée à l’arrivée du cercueil, accueilli par un tonnerre d’applaudissements, auquel a succédé un grand silence. Au pied des planches, recouvertes du drapeau tricolore, un bouquet de 287 roses, une par député socialiste.
Les larmes de Hamon
« C’était un Landais de coeur, qui a surinvesti pour son département. Un homme de conviction et un bon vivant », a témoigné Laurence Chiron, habitante de Mont-de-Marsan. Sa fille a rappelé son opération « Un collégien, un ordinateur portable », initiative novatrice en France. Une seconde salve d’applaudissements a accompagné l’arrivée de François Hollande, suivie de l’exécution par une bandas d’un entraînant « Vino Griego », version espagnole du « Griechischer Wein » d’Udo Jürgens, bien connu des amateurs de rugby.
Représentante des jeunes socialistes landais, Marie Lafitte a ouvert les hommages par un discours très politique: « A la veille d’une élection présidentielle dont le meilleur comme le pire peut naître, nous aurions bien eu besoin de vous »… « Comme vous, ma génération ne tolèrera pas les aventures individuelles et les querelles de clocher ». Au premier rang, élus et parlementaires du département avaient les yeux embués. Puis François Hollande a rendu hommage au « panache » de l’ancien président de l’Assemblée. « Si Dieu existe, et que Henri l’a rejoint, il aura fort à faire avec lui. Mais que Henri sache bien que la République aujourd’hui le salue et ne l’oubliera jamais », a déclaré le chef de l’Etat, avant de lancer quelques messages politiques.
« Il voulait que la gauche gouverne », a assuré François Hollande, contre « ceux qui aspirent à une opposition tranquille et rédemptrice ». « Il savait que ce confort-là, c’était plus de précarité pour celles et ceux qui souffrent », a également souligné le président, sous le regard de Benoît Hamon. « Avec la droite, il était impitoyable. Avec la gauche, il était intraitable. Avec tous, il était exigeant ». « Il pourfendait les pères la rigueur qui, on le sait maintenant, ne sont pas toujours des parangons de vertu », a poursuivi le chef de l’Etat, dans une allusion au candidat de la droite François Fillon. « Le président de la République a rendu un très bel hommage. C’était une cérémonie très juste, sans fausses notes », a déclaré quelques instants plus tard Benoît Hamon, les larmes aux yeux. Henri Emmanuelli a ensuite été inhumé à Laurède, village landais distant de quelques dizaines de kilomètres.
François Fillon : un carnet d'adresses qui vaut de l'or
« Venons-en à ma société de conseil. J’ai exercé de 2012 à 2016 cette activité en toute légalité. […] La liste de mes clients ne comprend aucune entreprise russe, ni le gouvernement russe ni aucun organisme de ce pays et toutes les conférences que j’ai données en Russie l’ont été à titre gratuit. » Lundi 6 février, le candidat François Fillon se défend avec vigueur contre les mauvais procès qui, selon lui, lui sont faits.
Mais Le Canard enchaîné décidément ne lâche pas sa proie. Et la révélation du jour dans son édition datée du mercredi 22 mars écorne encore un peu plus l’image de François Fillon, déjà passablement abîmée. Selon l’hebdomadaire, François Fillon a touché 50 000 euros pour le compte de sa société 2F Conseil pour organiser en 2015 à Saint-Pétersbourg une rencontre entre son client Fouad Makhzoumi, qui détient une société d’infrastructures dans le domaine pétrolier, Patrick Pouyanné, le PDG de Total et… Vladimir Poutine.
L’hebdomadaire rappelle que Patrick Pouyanné fut naguère le directeur de cabinet de François Fillon lorsqu’il était ministre délégué des Postes, des Télécommunications et de l’Espace.
Certes, le gouvernement russe, comme le PDG de Total ne sont pas alors les clients de 2F Conseil. Poutine et Pouyanné apparaissent ici comme la marchandise fournie par l’ancien Premier ministre. Mais François Fillon a bel et bien monnayé son entregent auprès du chef de l’État russe. Une activité légale ? C’est ce qu’affirme avec force le candidat. Mais un dangereux mélange des genres pour qui aspire à servir l’État et incarner la France.
Liaisons dangereuses
Mercredi matin, Le Monde ajoutait de nouveaux éléments à ces informations du Canard. Le quotidien a aussi eu accès au contrat de lobbying signé entre 2F Conseil et Fouad Makhzoumi. Il est, écrit Le Monde, « assorti d’un objet dénué d’ambiguïté, qui tranche avec la mission d’intérêt général et la neutralité assignées aux élus de la République : exploiter, à des fins commerciales, le carnet d’adresses de l’ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy »
Le quotidien rappelle surtout le pedigree de l’entrepreneur libanais. Il a été impliqué dans un scandale de corruption en Grande-Bretagne, pour avoir recruté dans les années 80 un élu conservateur Jonathan Aitken, devenu ministre de la défense de John Major. Contraint à la démission en 1995, il fut condamné à de la prison ferme pour « parjure » en 1999. Et Le Monde de rappeler que François Fillon s’est rendu à Beyrouth pour rencontrer des chrétiens d’Orient en décembre 2014, invité par ce riche client.
Enfin, parmi les nombreuses sociétés off-shore ouvertes par Fouad Makhzoumi, l’une d’entre elles attire particulièrement l’attention. Domiciliée au Panama elle est coprésidée par le milliardaire libanais et deux proches du régime de Bachar el-Assad : « Salim Hassan, proche de Hafez el-Assad, le père de Bachar el-Assad, et Khaled Hboubati, un entrepreneur syrien resté proche de l’actuel président syrien », selon Le Monde.
« Faux et usages de faux »
Dans l’autre affaire qui empoisonne Fillon, le Penelopegate, Le Canard enchaîné et Le Monde nous donnent des nouvelles de l’enquête. Selon l’hebdo du mercredi, les enquêteurs soupçonnent les époux d’avoir fabriqué des faux. Ils ont mis la main sur une déclaration certifiant que Penelope ne travaillait qu’une trentaine d’heures à la Revue des deux mondes. Laquelle a été embauchée pour effectuer 151 heures. Seul hic, comme assistante parlementaire, Penelope Fillon était déjà censée travailler 151 heures auprès de son époux. Les deux emplois auraient donc excédé le maximum autorisé par l’Assemblée (180 heures).
Le Monde révèle en outre que les deux époux sont désormais sous le coup d’une enquête pour faux et usages de faux et escroquerie aggravée. Selon le quotidien, outre la fausse déclaration dont fait mention Le Canard, les enquêteurs ont saisi des « feuilles, signées par Penelope Fillon, [qui] comportaient différents calculs d’heures travaillées ». Des documents qu’ils soupçonnent d’avoir été fabriqués par les deux époux a posteriori.
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Le premier robot bricoleur est made in France
Ce robot fabriqué par des chercheurs français pourrait devenir l’ouvrier de l’usine de demain. C’EST DEMAIN – Il peut visser ou percer: Pyrène, le « premier » robot humanoïde au monde conçu pour se servir d’outils, a été présenté jeudi 9 février à Toulouse, et pourrait bien devenir l’ouvrier de « l’usine du futur », selon son concepteur, le Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes (LAAS) du CNRS. La montée des marches est encore hésitante et des filins sont toujours accrochés aux épaules pour retenir le robot, s’il vient à tomber. Pourtant, en dépit des apparences, Pyrène est le dernier cri des humanoïdes. « Avec la première génération de robots, on développait des capacités locomotrices: la marche et la coordination des mouvements », explique Philippe Souères, responsable du département robotique au LAAS de Toulouse. « Cette nouvelle génération est capable non seulement de bouger mais également d’agir sur son environnement et de produire des forces, afin de le rendre capable d’exécuter des tâches », ajoute-t-il. Ce robot fabriqué par des chercheurs français pourrait devenir l’ouvrier de l’usine de demain. C’EST DEMAIN – Il peut visser ou percer: Pyrène, le « premier » robot humanoïde au monde conçu pour se servir d’outils, a été présenté jeudi 9 février à Toulouse, et pourrait bien devenir l’ouvrier de « l’usine du futur », selon son concepteur, le Laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes (LAAS) du CNRS. La montée des marches est encore hésitante et des filins sont toujours accrochés aux épaules pour retenir le robot, s’il vient à tomber. Pourtant, en dépit des apparences, Pyrène est le dernier cri des humanoïdes. « Avec la première génération de robots, on développait des capacités locomotrices: la marche et la coordination des mouvements », explique Philippe Souères, responsable du département robotique au LAAS de Toulouse. « Cette nouvelle génération est capable non seulement de bouger mais également d’agir sur son environnement et de produire des forces, afin de le rendre capable d’exécuter des tâches », ajoute-t-il.